Statistiques littéraires

3 08 2008

Si les statistiques démontrent la bon référencement d’un blog et sa popularité, elles peuvent servir également au niveau littéraire.

Bien entendu, les chiffres ne peuvent insuffler une émotion, transmettre un message ou, plus encore, définir si une oeuvre est bonne ou non. Il en va de la sensibilité de chacun. Or, si on encroît la thèse de Bertrand Russell, il y aurait une certaine logique dans le langage qui favoriserait l’unanime compréhension et la lisibilité d’une phrase. Loin de moi la tentation d’appliquer les leçons du philosophe-mathématicien (je pense sincèrement qu’une phrase prétenduement “illisible” ou “mal construite” peut avoir un impact sur le lecteur), il n’en demeure pas moins que les statistiques de lisibilité abondent dans ce sens.

Dans une société du tout numérique qui permet de rationnaliser le temps et de l’occuper au mieux, l’auteur peut être également tenté de l’organiser sur une base statistique.

Ainsi, la nouvelle dont je vous ai parlé - et que j’ai envoyé vendredi dernier - m’aura pris cinquante-et-une heures en rajoutant les réécritures manuscrites et exactement deux semaines. S’il n’y a pas lieu de faire un comparatif avec une autre oeuvre (certaines sont plus complexes à écrire que d’autres), cette indication favorise une certaine gestion du temps et surtout de mon agenda. Comme quoi, il y a du bon dans les statistiques. 





Fureur de lire

23 07 2008

Rien de mieux pour un auteur en devenir de faire un concours. Du moins, faut-il le gagner… Pour avoir terminer aujourd’hui mon brouillon et attaquant la réécriture dès demain de ma nouvelle, j’ai bon espoir qu’elle sera appréciée par le jury du concours de La fureur de Lire (prix de la nouvelle organisé par la Communauté Française de Belgique). Le thème de cette année est “Révolutions“. Pluriel que je compte bien décliner à ma façon.

Pour éviter toute forme concurrence et pression sur le jury, je n’en dirai pas plus. Néanmoins, et si je gagne pas le prix, je la publierai sur ce blog. Souhaitons que ça n’arrive pas.





Ecrire, pourquoi ?

18 07 2008

Inventée par les sumériens il y a 6000 ans, l’écriture se destinait au départ à comptabiliser les ventes et les achats de bétail. Les premiers textes “littéraires” en tant que tels narraient d’obscures légendes par soucis de pérenniser un culte où le roi, également prêtre, assumait sa souveraineté sur les consciences présentes. Outil économique et démonstration de puissance, écrire était un acte politique, si ce n’est usuel, destiné à affirmer sa civilisation. Vu d’un autre angle, l’écriture n’a rien de naturel. D’ailleurs, s’enfermer pendant des heures pour travailler un manuscrit et agiter son imaginaire afin de lui donner sa probité, ça ne relève ni du travail nécessaire à l’existence, ni d’un besoin vital qui lui assure sa subsistance et encore moins du divertissement qui amène aux pauvres êtres une jouissance facile, humaine, naturelle.

Alors pourquoi écrit-on ? Quelle est si mauvaise raison qui nous emprisonne dans le sacerdoce des lettres et nous fait passer aux yeux de nos proches ou de l’anonyme pour des excentriques, au mieux, ou pour des fous, au pire.

Dans une société individualiste à souhait, certains – s’ils étaient honnêtes – répondraient à cette question par le “pour quoi” : l’argent, la gloire ou le prestige tout personnel d’afficher sur sa bibliothèque un livre bien à soi, écrit par soi, portant son nom. A l’exception de quelques écrivains, on fait rarement fortune avec sa plume. Au mieux, on survit grâce à elle. Quant à la gloire et au prestige individuel, ils ne demeurent qu’illusion passagère quand les écrits parviendront à des héritiers indignes. D’autres écrivent par “thérapie” mais trouvent-ils vraiment à guérir avec le produit de leur irrationnel et cette matière littéraire qui ne résout rien ? Enfin, pour quelques uns, l’écriture appartient à l’ordre du destin. On naît ou ne naît pas écrivain. Quelque part, c’est écrit. A l’inverse, les pragmatiques se plaisent à démystifier le propos en estimant que l’écriture n’est un exercice intellectuel, un “outil” pour la pensée. Chose que les écrivains du dimanche ne contesteront pas bien qu’ils préfèrent le terme “de loisir”.

Et moi, pourquoi j’écris ? N’ayant pas résolu la question, je ne préfère pas m’embarrasser en croyances laissant à celles des autres le moyen de s’exprimer.





Résumé des travaux en cours #1

16 07 2008

Désormais, je publierai par trimestre l’avancement de mes travaux littéraires et projets sur la base mensuelle.

Résumé des travaux en cours pour juillet 2008 :

Essais :

Aucune entrée.

Nouvelles :

  • Titre : Horizon des démiurge (L’)
    Genre : Fantastique
    Etat d’avancement : En projet (1/4)

Poésies :

  • Titre : Origine de la brume
    Genre : Prose
    Etat d’avancement : En projet (1/4)

Romans :

  • Titre : Bab’El
    Genre : Fantastique
    Etat d’avancement : Réécriture (IV/XX - 2/4)

Scénarii :

  • Titre : Masonic’s trips (à définir)
    Genre : Humour - Comic strips
    Etat d’avancement : Ecriture - S (22/100) ; D (15/100)
  • Titre : Sablier d’Avalon (Le)
    Genre : Fantastique - Série BD (3 tomes)
    Etat d’avancement : Projet (4/4) - Recherche d’un dessinateur 

Légende :

En projet :
Pour la catégorie “essais” : (1/4) : Conception du projet ; (2/4) : Plan développé ; (3/4) : Plan détaillé ; (4/4) : Notes documentaires
Pour la catégorie “nouvelles”/”romans” : (1/4) : Conception du projet ; (2/4) : Synopsis ; (3/4) : Plan détaillé ; (4/4) : Plan développé
Pour la catégorie ”poésies” : (1/3) : Conception du projet ; (2/3) : Sélection des poèmes ; (3/3) : Indexation
Pour la catégorie “scénarii” : (1/4) : Conception du projet ; (2/4) : Synopsis ;  (3/4) : Séquencier ; (4/4) : 3 premières planches
Ecriture :
Pour la catégorie “essais” : (X/X - A/B) : Notes par nombre de pages ; ( X/X - B/B) : Brouillon par nombre de pages
Pour la catégorie “nouvelles” : (X/X - X/X) : Brouillon par nombre de pages et nombre de nouvelles   
Pour la catégorie ”poésies” : (X/X) : Nombre de poèmes écrits
Pour la catégorie ”romans : (X/X) : Brouillon par nombre de pages
Pour la catégorie “scénarii” : S (X/X) : Nombre de planches écrites ; D (X/X) : Nombre de planches dessinées
Réécriture :
Pour la catégorie “essais” /”nouvelles”/”romans”:  par chapitres/nouvelles (X/X - 1/4) :  réécriture narrative globale ; ( X/X - 2/4) : réécriture narrative par chapitres ; ( X/X - 3/4) : réécriture stylistique ;  X/X - 4/4) : finitions   
Pour la catégorie ”poésies” : par poèmes (X/X - 1/2) : réécriture stylistique ;  (X/X - 1/2) : finition
Pour la catégorie “scénarii” : réécriture faite dans la rédaction





Origine de la brume

15 07 2008

Probablement, la poésie est une passion adolescente qui mûrit avec l’âge et s’anoblit avec le temps. Je me souviens encore de mon premier poème alors qu’une morosité précoce motivait déjà mon envie d’être. J’avais 10 dix ans et je rentrais, déçu de ma journée, serrer mon ours en peluche dans mes petits bras contristés quand me vinrent mes premiers vers.

Malheureusement, j’ai perdu ce poème en prose adressé à mon ours mais, de l’ours, il m’est resté un sentiment qui ne m’a plus quitté depuis. J’ai gardé de ces années d’enfance d’autres lettres et souffrances exprimées plutard. En tout, un petit millier de poésies que je m’apprête à mettre en forme pour composer mon premier recueil. Evidemment, en 15 ans, mon style a évolué autant que les thématiques abordées. J’essayerai de ne pas trop retoucher ma prose d’adolescent pour lui laisser sa pertinence, son authenticité.

Ainsi, c’est fort symboliquement que j’ai intitulé ce recueil Origine de la brume. La brume m’évoquant l’inspiration, je me devais de revenir à son origine. Ce travail d’introspection artistique commencera la semaine prochaine et j’essayerai de le finir pour septembre. Après quoi, je chercherai tout naturellement un éditeur qui veuille bien publier cette décennie - dépassée de quelques années - de poésies.





Game over

14 07 2008

Il est rare qu’un scénariste naviguant hors des circuits professionnels trouve du travail. Bien que ça déplaise aux sentimentaux et aux romantiques, le scénariste débutant parvient rarement à appuyer un de ces projets sans trouver à l’issue de ce véritable parcours du combattant le dédain des producteurs ou des éditeurs. Ceux-ci ne se risqueront pas à y mettre un kopeck sans qu’un réalisateur ou un dessinateur expérimenté n’appose sa griffe. D’où la nécessité de “faire ses preuves” avant toute ambition déclarée. N’étant qu’au stade du noviciat, la compromission obligatoire m’amène à chercher à combler le vide dans mon curriculum pour asseoir cette fameuse ”réputation” avec laquelle les portes s’ouvrent.

D’après l’oracle de Google, Midam cherche des scénaristes amateurs pour écrire des gags en lien avec sa série Game Over. Le dessinateur, en grand seigneur, récompensera les meilleurs gags d’un chèque de 400 € (ceci entrainant, évidemment, une cession totale des droits).

Aimant beaucoup le travail de Midam, il ne s’agit pas - pour moi - de me ”compromettre” bien que je consacrerai un article quant aux commandes et sur ce sentiment déplaisant qu’elles procurent.