Le syndrome de la page noire

9 05 2008

Si certains auteurs souffrent du syndrome de la page blanche où d’un manque d’inspiration manifeste qui devient vite anxiogène, je souffre - pour ma part - du méconnu du syndrome de la page noire. Cette peur panique intervient quand, une fois mon brouillon écrit, j’attaque la réécriture.

D’une manière très méthodique, je reprends le texte brute, je l’annote sur mon moleskine et j’attaque la réécriture. Procédé que j’effectue pour une réécriture narrative. Puis que je renouvelle pour la réécriture stylistique et, finalement, pour la langue. Mais, perfectionniste jusqu’à l’obsession, je ne me contente pas de trois réécritures mais d’une bien d’une dizaine (exemple : pour mon roman actuel, je suis à la troisième réécriture narrative).

C’est alors que survient le syndrome de la page noire où la peur panique de me confronter à un mur de mots, devenant en cela digue à ma propre créativité qui finit par imploser. Quand ça m’arrive comme hier, je bloque. Si le blocage n’est jamais persistant, il n’en demeure pas moins contraignant ; malheureusement.  


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