2 juillet 2009
Je mets ce blog en vacances jusqu’à la mi-juillet.
Au programme de cette pause estivale : une semaine de repos bien mérité et un séjour culturel en Grèce.
De la première semaine, je ne vous rapporterai pas grand chose (si ce n’est un auteur requinqué). Quant à la seconde semaine, quelques notes de voyages et pas mal de photographies seront publiées sur ce blog.
Au plaisir de vous retrouver de plus en plus nombreux à l’issue de mes péripéties hellénistiques.
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Publié par eliram
26 juin 2009
Ayant donné un peu de substance au projet d’album de mon ami et complice SAT, je peux vous annoncer sa publication prochaine pour le mois de septembre.
Je laisse nécessairement un voile de mystère sur le contenu du l’album pour vous faire mariner tout l’été.
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Actualité | Tagué : Publication, SAT |
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Publié par eliram
12 juin 2009

Depuis Hansi jusqu’à Tomi Ungerer, l’Alsace est une terre d’illustrateurs. Rien d’étonnant que la capitale alsacienne accueille un festival européen de la bande dessinée : Strasbulles du 22 au 28 juin.
Bien que je n’y sois présent en tant que scénariste, j’y ferai certainement un petit détour pour rencontrer d’éventuels dessinateurs. Je vous invite à vous y rendre nombreux.
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Tribune | Tagué : 2009, Alsace, Bande Dessinée, Strasbulles |
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Publié par eliram
5 juin 2009
Il existe un véritable tabou hexagonal de l’argent. Il suscite indéniablement la jalousie lorsqu’il n’est pas considéré comme mal acquis. Mentalité issue de la culture latine ? Elle-même largement inspirée par la religion catholique ? Cette thèse communément admise ne tient pas. Tout d’abord car les patriciens romains n’avaient aucune honte à s’exalter pour la richesse. et les plébéiens à les suivre dans cette voie. Ensuite car les églises en sont largement ornées. Néanmoins, il subsiste dans la mentalité française cette prudence envers l’argent hérité d’un corporatisme latent pour lequel il n’existe aucun contrat sociale en dehors de la chose administrée. Comprenez par là que l’enrichissement mutuel n’est pas l’alpha et l’oméga de la société française qui n’a d’yeux que pour le pouvoir représentatif.
Mon éducation ne m’ayant pas transmis cette exécration de l’argent, j’espère bien qu’un artiste – quel qu’il soit – puisse en gagner. Pragmatiquement, l’art exige du travail et procurer à un public ou un lectorat une œuvre mérite une rétribution. Maintenant des facteurs esthétiques peuvent rentrer en considération sur le qualificatif “d’œuvre d’art” mais aucune éthique ne saurait limiter le service rendu par l’artiste. Ainsi, le marché de l’Art ne me choque pas pourvu que chacun y trouve son compte.
Pourtant, ma tolérance atteint sa limite lorsque les règles du marché sont faussées. La fameuse “main invisible” d’Adam Smith ou le fameux “commissaire-priseur” de Walras ne sauraient faire leur œuvre si celles-ci n’existent pas. Ainsi, à côté de maisons d’édition sérieuses et d’agents littéraires dont la probité n’est plus à démontrer, il fourmille des entreprises qui n’ont strictement rien à voir avec le marché de l’Art. Pis encore, elles pipent les dés. Je ne parle pas ici de ces éditeurs qui publient leurs amis et obligés sans aucune considération pour leurs œuvres. Quoi que l’on pense et quoi que l’on en dise, ce n’est pas la règle mais seulement une interprétation de celle-ci en estimant – vanité des vanités – que le talent est du à la proximité et à la notoriété. Non, les règles sont véritablement bafouées lorsque se disent “maisons d’éditions” ou “agences littéraires” des établissements qui n’en sont pas. Exemple fait avec Le Manuscrit qui publie n’importe qui présentant à peu près n’importe quoi. Si “n’importe qui” devient un auteur et “n’importe quoi” une œuvre, il n’y a plus de marché de l’Art mais seulement un marché de l’édition. Idem, avec Best-Seller Consulting. Le rôle d’un agent littéraire est de se faire intercesseur entre l’auteur et la maison d’édition en se rémunérant avec l’œuvre sur laquelle se porte justement le service. Or, s’il s’agit là de se rémunérer sur l’auteur – et non son œuvre – celui-ci n’ayant plus rien d’un artiste au sens formel.
Appartenant à ces scribouillards anonymes et trouvant le marché de l’Art impitoyable, je serai parfois tenté d’envoyer mes manuscrits à ces maisons qui n’en sont pas et ces agences littéraires qui n’en ont rien. Pourtant, je préfère rester dans l’anonymat le plus total que de participer à cette mercantilisation de l’édition loin du marché de l’Art. Il n’en découle rien d’un tabou face à l’argent bien mais d’un idéal mêlé d’espoir voulant que l’on n’achète pas son propre talent.
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Ecriture | Tagué : Argent, Ecriture, Edition, Marché |
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Publié par eliram
22 mai 2009
Il y a plusieurs jours, je vous faisais part de mon indignation quant au procès par contumace de l’écrivain turc Nedim Gürsel.
Il s’avère que l’écrivain s’exprimera publiquement sur ce sujet lors d’un entrevue accorder à la chaîne d’information Euronews. Son interview sera diffusée à l’antenne ce vendredi à 21:45 (puis consultable sur le site internet de la chaîne).
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Tribune | Tagué : Euronews, Gürsel, Interview, Presse |
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22 mai 2009
Le plan en littérature est tel le croquis du peintre. C’est une vue d’ensemble qui favorise la subtilité du détail. S’il existe évidemment des êtres ô combien talentueux qui savent s’en passer, je ne suis pas de ces derniers.
Pourtant, ces auteurs “planificateurs” auxquels j’appartiens divergent quant à la nature de l’exercice. Pour certains, le plan doit être aussi intangible qu’il est détaillé. Le style se bornera à colorier l’œuvre certes monochrome mais parfaite. D’autres font une succession de petits croquis avec des possibilités combinées, complémentaires ou différentes ; c’est selon où se dirige l’inspiration du moment. Et puis il existe ces auteurs négligents dont je fais partie. Ils esquissent trois lignes, deux points et laissent à l’imaginaire le soin de compléter les trous.
Plus exactement, une fois l’idée en tête, j’écris un petit résumé qui permet d’entrevoir les actes. Grâce à ceux-ci, je présume du nombre de pages nécessaires et les séquence au travers de chapitres. Alors vient le moment où je les subdivise par “scènes”. Un scène faisant un nombre variable de paragraphes. Jusqu’à ce moment, la démarche peut paraître logique, implacable. Or, rien n’est fait. Je n’ai qu’une vague idée de mes personnages et des lieux. Je méconnais la manière de les aborder. J’ignore le style qui sera employé. Pis, la majeure partie de l’histoire m’échappe totalement. C’est en écrivant que la matière se crée, en prenant des notes qu’elle s’étoffe et réécrivant qu’elle s’embraie.
“Orbo ab chao” comme dirait l’autre.
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Ecriture | Tagué : Ecriture, Plan, Techniques |
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Publié par eliram